26 juin 2009

Deuil et depression.

Quelques extraits utiles du livre de Mélanie Klein, deuil  et depression pour comprendre l'importance de la mère lors de la première année.

"Dans le deuil normal comme dans le deuil pathologique et dans les états maniaco depressifs, la position dépressive infantile est réactivée.

L'enfant au cours de son développement le plus précoce, passe par un état maniaco depressif temporaire et par un état de deuil, qui se

modifient dans la névrose infantile, la position depressive est surmontée.

L'aspect caracteristique du deuil normal consiste à établir l'objet aimé et perdu à l'intérieur de soi, le sujet n'effectue pas cette tâche pour la

première. Le travai du deuil lui pemret de réinstaller cet objet.

Si la personne en deuil est entourée de gens qu'elle aime et qui partagent sa souffrance et si elle peut accpeter leur sympathie, la restauration

de l'harmonie dans son monde intérieur s'en trouve favorisée.

Toute douleur provoquée par une expérience malheureuse a quelque chose de commun avec le deuil, quelle que soit la nature de cette

expérience.

Dans les cas normaux de deuil, ce n'est que progressivement en retrouvant sa confiance dans les objets externes et les valeurs de toutes

sortes que la personne en deuil peut raffermir sa confiance dans l'être aimé.

Dans le deuil, le sujet passe par un état maniaco depressif atténué et passager et qu'il le surmonte répétant ainsi bien qu'en des circonstances

 et avec des manifestations différentes, les processus que l'enfant traverse normalement au cours de sa première enfance.

 

En résumé, pour établir un deuil dans des circonstances dites normales , il faut être passé au dessus de la position depressive et pour cela

l'enfant doit pouvoir établir un rapport plus heureux à sa mère réelle. Mais tout dépend de son aptitude à trouver l'issue du conflit entre

l'amour d'une part, et de l'autre, la haine irrépressible et le sadisme.

Mélanie KLein rajoute que c'est à travers l'amour qu'on lui porte, à travers le plaisir et le réconfort qu'il trouve dans ses rapports avec les

autres que sa confiance dans sa propre bonté et dans celle des autres se fortifie.

Elle parle  aussi de ceux qui se suicident, que leur intention peut être de briser sa relation au monde extérieur pour se débarasser de cette

partie du moi qui s'identifie à ses mauvais objets et à son ça.

Les mauvais objets peuvent être une mauvaise mère, mauvaise au sens où l'enfant aura enregistré le comportement de s amère comme

nocif.

 

 

La seule façon d'avoir des enfants en bonne santé mentale, sexuelle et de traverser les étapes de la vie dans de bonnes conditions, c'est

d'être à ses côtés la première année de sa vie.

Chrystelle.